Fédération de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle,

de la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière

6, rue Gaston Lauriau 93 513 Montreuil Cedex

Tél. : 01 56 93 22 22  – Fax : 01 56 93 22 20

 

Assistants d’éducation

Ce que vous devez immédiatement savoir

 

Le mot du secrétaire général

 

Vous venez d’être “embauchés” ou vous allez l’être comme assistants d’éducation. Force Ouvrière s’est, dès le départ, opposée aux conditions que le gouvernement vous propose qui rompent avec les garanties statutaires obtenues pour les Maîtres d’Internat et Surveillants d’Externat (MI-SE) par la grève générale de mai-juin 1936 et qui aggravent la situation déjà inadmissible des aides éducateurs.

 

Il va s’agir de vous défendre, de faire respecter les quelques minimes droits que vous allez avoir. Il va s’agir d’en conquérir des plus importants.

 

C’est pourquoi nous vous proposons de rejoindre une confédération ouvrière, une fédération confédérée pour vous défendre, avec tous les salariés.

 

La confédération Force Ouvrière, ses 25 fédérations, dont la nôtre, la Fédération Nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle (avec ses syndicats dont le SNUDI-FO pour les écoles primaires et maternelles, le SN FO LC pour les lycées et collèges), ses 105 unions départementales, ses milliers de syndicats ont pour but la défense des intérêts matériels et moraux de l’ensemble des salariés qu’ils soient couverts par un statut, une convention collective, ou qu’ils soient “précaires”.

 

Syndiquez-vous à  Force Ouvrière.

 

François CHAINTRON Secrétaire général

Vous venez d’être recruté en tant qu’assistant d’éducation. Vous avez ou allez signer un contrat de droit public d’une durée maximale de 3 ans renouvelable une seule fois.

 

FO, et la plupart des organisations syndicales, avec l’immense majorité des personnels de l’Education nationale, s’est prononcé contre la loi instaurant cette nouvelle catégorie d’emplois précaires.

 

Les raisons de cette opposition de Force Ouvrière sont simples : le dispositif des « assistants d’éducation » ne répond pas aux revendications des personnels, en matière de surveillance, de droits, de garantie d’emploi, de déroulement de carrière, de protection statutaire, de retraite…

A l’inverse, les autorités remettent en cause l’existence du statut de MI-SE, statut de stagiaire de la fonction publique de l’Etat.

Dans le même temps, le ministère décide de se séparer des 60 000 Aides éducateurs, mettant dès juin 2003, 20 000 d’entre eux au chômage.

Comme « assistant d’éducation », vous êtes des contractuels de droit public.

Vous êtes employés par un établissement du second degré, y compris pour ceux qui travailleront dans les écoles maternelles et élémentaires. Vous ne disposez pas des mêmes droits que les MI-SE, comme le droit à mutation, les congés, les obligations de service, ni les mêmes droits que les Aides éducateurs.

Le SN-FO-LC et le SNUDI-FO, syndicats de la FNEC FP-FO affiliée à la Confédération FO, ont décidé de vous adresser ce document afin que vous puissiez dès aujourd’hui mieux connaître vos droits et utiliser celui qui permet de défendre tous les autres, le droit syndical.

 

 

Pour tout renseignement, pour tout problème, emploi du temps, formation, respect du contrat de travail,….etc.,

contactez le syndicat au 04 91 00 34 22.

 

 

 

 

Questions/Réponses

 

Votre recrutement

 

La loi précise que vous êtes recrutés par un établissement qui doit, pour le faire, l’inscrire dans un « projet d'établissement ».

Les « assistants d’éducation » qui travailleront en école primaire, n’exerceront pas leurs fonctions dans l’établissement recruteur.

Ceux qui exerceront des fonctions « d’aides à l’accueil et à l’intégration des élèves handicapés » sont recrutés quant à eux sous la responsabilité de l’Inspecteur d’Académie du département.

Le nombre d'assistants d'éducation dans l'établissement se décide en fonction des projets d'établissement. Autrement dit, comme il n’y en aura pas pour tout le monde, les autorités se gardent la possibilité de faire le tri entre les établissements qui auront des Assistants et ceux qui n’en auront pas. On imagine bien les facteurs de clientélisme que cette pratique arbitraire est susceptible de développer. C’est une logique de concurrence contraire aux principes d’égalité des droits à la base de la fonction publique de l’Etat.

FO fait valoir partout que le nombre de personnels de surveillance par exemple (qui était de 1 MI-SE pour 100 élèves en 1962! ) soit fixé par rapport à une norme minimum, la même pour tous, en fonction du nombre d’élèves.

Pour vous, ces questions sont très importantes pour vos conditions de travail. Vous risquez fort en effet d’être rapidement écrasés de boulot et utilisés à toutes les tâches dans un établissement manquant de personnels. Le syndicat est l’outil majeur pour veiller à empêcher cet arbitraire.

Le fait que vous soyez directement sous les ordres d’un chef d’établissement bien souvent stressé par l’impossibilité de gérer correctement un établissement avec les moyens insuffisants qui lui sont accordés n’est-il pas une raison essentielle de vous syndiquer ?

C’est le syndicat qui interviendra, ses responsables mandatés, pas vous comme individu isolé.

FO est en particulier représenté dans les CTPA et CTPD ainsi que les CDEN qui doivent inscrire ces questions des dotations et des conditions de recrutement et d’emploi des Assistants d’Education dans leur ordre du jour.

 

Période d’essai

 

Votre contrat prévoit une période d’essai qui correspond normalement à une durée du douzième de la durée totale de votre contrat. Pendant cette période d’essai, le licenciement ne donne droit ni à un préavis, ni à une indemnité. Dans le cas contraire, il en est tout autre.

N’hésitez pas pouvez d’appeler le syndicat si vous êtes victime d’un ostracisme.

 

Service : que peut-on exiger de vous ?

 

Vous êtes recrutés pour "exercer des fonctions d'assistance à l'équipe éducative, fonctions en lien avec le projet d'établissement". En d’autres termes, comme vous n’avez pas de statut. Recrutés en tant que contractuels de droit public, le chef d’établissement peut vous demander aussi bien des missions de surveillance que d’autres tâches.

La circulaire donne les exemples suivant (art. I) : « Fonction de surveillance des élèves, y compris pendant le service de restauration et en service d’internat , l’encadrement des sorties, l’accès à la nouvelle technologie, l’appui aux documentalistes, l’encadrement et l’animation des activités du foyer socio-éducatif, l’aide à l’étude et aux devoirs, l’aide à l’animation des élèves internes hors temps scolaire, l’aide aux dispositifs collectifs d’intégration des élèves handicapés. Ils peuvent également participer au dispositif « Ecole ouverte ».

Pour les Aides-Educateurs, les syndicats FO obtenus que les missions fixées soient précisément définies par écrit dans le contrat de travail. Nous nous étions appuyés sur le Code du travail pour cela.

Pour vous, il va falloir obliger les autorités à bien préciser ce que l’on peut vous confier, donc ce que l’on ne peut pas.

C’est là un combat central de Force Ouvrière contre la précarité et la flexibilité. Les salariés ont des obligations et des droits écrits et négociables.

 

 

 

Quel horaire peut-on vous imposer ?

 

Votre temps de travail, contrairement aux fonctionnaires titulaires et aux MI-SE, est annualisé. Sur la base de 1600 heures par an, il peut varier d’une semaine sur l’autre. La période s'étale entre 39 à 45 semaines. Vous devrez donc faire entre 3 et 9 semaines de permanence (travail en dehors du temps scolaire, c’est-à-dire sans la présence des élèves).

 Le projet de circulaire donne l'exemple d'un temps complet réparti sur 39 semaines. Pour un service à plein temps, un assistant d'éducation ferait en moyenne 35 heures 30 par semaine (Le crédit de 200 heures par an pour la formation est contenu dans ce calcul).

Le ministère conseille fortement les recteurs et les chefs d’établissement de recruter des étudiants à mi-temps . Il permettrait, selon le Ministère, aux étudiants de continuer leurs études. Pour FO, ce n’est qu’un prétexte car, pour cela, il existe le statut des MI-SE qui offre aux étudiants des garanties d’études qui ne vous sont pas reconnaît pas.

Il va donc falloir être extrêmement vigilant sur la définition de vos emplois du temps, en particulier pour les étudiants qui doivent suivre leurs études.

Vous contactez FO et un délégué viendra dans votre établissement pour le négocier avec les autorités. Si il arrive que l’on vous traite de haut ou que l’on refuse de discuter avec vous, avec un délégué syndical ce n’est pas si simple...

 

Qu’est-ce que le droit à la formation ?

 

Tous les assistants d’éducation ont droit à un crédit d’heures de formation correspondant à la quotité de travail qui est de 200 heures par an pour un temps plein. Vous devez être informé, « préalablement à la signature du contrat, de la possibilité d’obtenir un crédit d’heures et des conditions et modalités de son obtention (…). Il est cependant souhaitable que la demande de crédits d’heures intervienne en début d’année scolaire, au regard de l’organisation du service » (circulaire du 11/6/2003).

Bref, vous avez un droit, mais, pour son usage, il est déjà conseillé qu’on tente de vous imposer un calendrier qui peut ne pas vous convenir du tout.

Le syndicat pourra, ici aussi, intervenir très utilement.

Si vous remplissez des « missions d’aide à l’accueil et à l’intégration des handicapés », la loi prévoit que vous bénéficierez d’une formation spécifique. Il n’est pas précisé laquelle, ni par qui ni pour quel diplôme reconnu.

 

 

Combien est comptée une nuit d’internat ?

 

Aucun texte pour les assistants d’éducation ne précise comment se compte une nuit d’internat. Pour FO, le statut de référence est celui des Maîtres d’Internat (MI), qui stipule que « le service du dortoir, qui s’étend de l’extinction des feux au lever des élèves sera compté pour trois heures (…). Avant le petit déjeuner et après le repas du soir, les études seront considérées comme des permanences », c’est à dire compté comme des heures normales de travail.

Dans les EREA, les instituteurs-éducateurs dont une nuit est comptabilisée 3 heures de service, comme les MI, revendiquent avec FO une amélioration de cette législation insuffisante.

Si vous rencontrez des difficultés à faire respecter cette réglementation, contacter immédiatement la section FO.

 

 

 

Traitement

 

Il est en rapport avec votre quotité de travail. Pour un service à temps complet, il est déterminé par référence à l’indice brut 267, soit un salaire mensuel brut de 1177,23 € (7722,12F brut, c’est à dire sans les prélèvements obligatoires).

Pour FO, tout travail au delà du temps hebdomadaire imparti et toutes tâches supplémentaires doivent être rémunérés.

 

 

 

 

 

Mandat adopté par le congrès national du SNFOLC

Le congrès condamne le développement de la précarité dans l’Education nationale sous toutes ces  formes : CES et CEC (55 000 contrats de droits privé), aides-éducateurs (75 000 contrat de droit privé), contractuels TOS (8 930 contrats de 10 mois), maîtres auxiliaires (14 000), contractuels enseignants, d’éducation et d’orientation ( droit public) et vacataires embauchés sur la base de 200 heures (3 000).

Le congrès, avec la FNEC FP-FO et la FGF-FO réaffirme que tous les emplois  publics doivent être assurés par des personnels relevant du statut de la fonction publique avec tous les droits et garanties qui s’y attachent (…)

Il s’oppose à tout licenciement des personnels précaires (…)

 

 

 

Assistant d’Education dans une école

 

Il continue de dépendre du chef d’établissement du collège employeur même s’il est placé « sous l’autorité du Directeur de l’Ecole » pour le travail effectué dans l’école.

Le Directeur d’école, qui n’est pas équivalent à un chef d’établissement, organise votre emploi du temps dans son école. Il n’a  pas de pouvoirs disciplinaires qui restent du ressort de l’employeur.

De cette disposition, FO tire la conclusion que l’assistant d’éducation NE PEUT ET NE DOIT PAS travailler hors temps scolaire. Dans le cas contraire une grave question de responsabilité et de couverture en cas d’accident serait de toute façon posée.

 « La mission des assistants d’éducation ne pouvant se substituer à la mission d’enseignement », un assistant ne peut avoir la responsabilité pédagogique d’une classe ou d’une partie d’une classe (même pour un court laps de temps). Celle-ci est en effet obligatoirement assurée par un enseignant. Il est donc impossible de confier des tâches d’enseignement à un assistant d’éducation.

Par ailleurs, les assistants d’éducation peuvent être mis à disposition d’une collectivité territoriale pour que celle-ci puisse l’utiliser en dehors du temps scolaire (économie d’embauche d’animateurs). D’une part ce n’est pas une obligation et d’autre part cela doit faire l’objet d’une convention écrite entre la collectivité territoriale et le chef d‘établissement employeur.

Il convient donc de contacter immédiatement le syndicat dès qu’une telle convention est envisagée. Si elle figure dans le contrat d’embauche, encore faut-il qu’elle respecte toutes les conditions requises. Or, l’expérience des Aides-Educateurs nous a appris que ce n’était quasiment jamais le cas. En effet, avoir deux employeurs différents aboutit à des obligations et des droits différents, une réelle source d’arbitraire.

En tout état de cause, il est strictement impossible d’imposer des heures de travail hors temps scolaire sans une convention écrite respectueuse des textes réglementaires.

Pour FO, un travail hors temps scolaire (surveillance de cantine, études du soir, activités diverses...) doivent faire l’objet d’une rémunération supplémentaire de la part de la collectivité locale employeuse pour ces tâches.

En cas de difficultés, l’assistant d’éducation en discute dans le Conseil des maîtres pour trouver une solution sur la base d’un consensus respectant les droits de chacun. En cas de conflit, c’est obligatoirement le chef d’établissement du collège employeur qui tranche mais il doit respecter des textes en vigueur.

Le mieux est donc toujours d’être assisté par le syndicat qui trouvera avec vous les meilleurs moyens d’aboutir dans le respect des droits de chacun.

Assistant d’Education - auxiliaires de vie scolaire.

Il relève de dispositions spécifiques de recrutement et de missions pour l’aide à un ou plusieurs élèves handicapés.

Il est exclu de pouvoir confié à un assistant d’éducation des missions spécifiques d’AVS si cela ne figure pas explicitement dans le contrat d’embauche spécifique.

Placé sous l’autorité de l’Inspecteur d’Académie (et non d’un chef d’établissement d’un collège employeur), c’est l’IA qui signe une convention avec la collectivité locale concernée pour tout travail de l’assistant hors temps scolaire.

D’où l’importance du syndicat (dont les directeurs d’école, et les enseignants spécialisés peuvent être adhérents) pour faire respecter ses droits dans un domaine où la tentation est grande d’utiliser l’assistant d’éducation à tout et n’importe quoi.

Par exemple, un assistant d’éducation ne peut avoir aucune responsabilité en matière d’enseignement et de soins. Les conséquences d’une entorse à cette règle pourrait être désastreuse.

On ne peut confier à un Assistant d’Education AVS un autre enfant handicapé sans un avenant écrit ni lui confier d’autres missions dans l’établissement scolaire...

De même sur les droits à formation sur le temps de travail…

 

 

 

Se syndiquer,

 

C’est d’abord prendre conscience de sa situation de salarié, avec ses collègues de travail, et avec l ‘ensemble des salariés, jeunes ou âgés, actifs ou privés d’emploi. Cette solidarité s’est concrétisée autour du syndicalisme qui, lui même, a suscité des mécanismes de garantie : assurance-chômage, assurances sociales, retraites et pansions, en un mot qui a essayé de couvrir les salariés devant les aléas de la vie.

Aujourd’hui, patronats et gouvernements veulent à l’échelle européenne et mondiale défaire ce qui a été tissé, patiemment, pendant des décennies.

Alors, pour que la solidarité ne soit pas un vain mot, il faut que chacun comprenne que son intérêt est comparable à celui des autres et que c’est unis que nous serons forts.

Le syndicat, c’est vous, tous unis, combatifs et solidaires

Marc Blondel

 

 

 

FICHE DE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS

à retourner au  SNUDI FO  13 rue de l’Académie, 13001, Marseille.

 

Établissement de recrutement :

 

Établissement d'exercice :

 

Nom :                                               Prénom :

 

Nom de jeune fille :

Adresse personnelle :

 

 

Téléphone :

 

o Demande d'informations sur :

 

 

 

o Demande d'adhésion au SN-FO-LC ou au SNUDI-FO