Paru dans « L’Ecole Syndicaliste » n° 346, Octobre 2005.

 

Journée de solidarité:

Non au travail obligatoire gratuit !

 

Un projet de décret relatif à la “journée de solidarité” devrait être publié par le ministère dans les jours qui viennent.

 

Ce texte, accompagné d’une note de service, stipule que cette journée ne devrait plus avoir lieu le lundi de Pentecôte.

 

Pourtant,  cela ne l’empêche pas de remettre ça en s’efforçant d’éviter le fiasco qu’il a connu l’an dernier.

 

Le projet d’arrêté stipule en effet que les enseignants du premier degré  consacreront “hors temps scolaire” “une journée, le cas échéant, fractionnée en deux demi-journées”, “à la concertation sur le projet d’école”.

 

Selon la note de service, cette journée doit “concrètement contribuer à la mise en oeuvre de toute initiative permettant l’organisation d’activités en direction des élèves (...) ou en direction des parents (nouvelles rencontres, entretiens avec les enseignants...)”. Enfin, ces travaux “donneront lieu à un compte-rendu” et “les représentants de la communauté éducative devront être associés, représentants de parents d’élèves, des collectivités territoriales...”

 

De qui se moque-t-on?

Nous effectuons déjà 14 demi-journées en dehors de la présence des élèves (27ème heure plus prérentrée) sans compter les réunions multiples et variées, les rencontres avec les parents de nos élèves, le temps de préparation et de correction.

 

Alors ça suffit comme cela !

Pour le SNUDI FO, avec ou sans élèves, le travail obligatoire gratuit est inacceptable.