CGT - FO

 

232 900 chômeurs évaporés !

 

Au mois de janvier 2004, 232 900 chômeurs sont sortis du régime de l'Assurance Chômage.

 

Contrairement aux chiffres régulièrement avancés par les signataires de la convention de l'UNEDIC indiquant que 180 000 demandeurs d'emploi indemnisés seraient exclus dès sa mise en œuvre, Force Ouvrière avait annoncé, dès décembre 2002, que le chiffre serait proche de 250 000.

 

Si l'on peut comprendre une volonté de minimiser l'effet "couperet" des nouvelles dispositions, il faut bien se rendre à l'évidence :

"Le Pare exclut plus qu'il ne concourt au reclassement des chômeurs."

A titre d'exemple, il faut remarquer que les chômeurs en activité réduite sont les premières victimes de ces mesures restrictives. La prolongation de leurs droits par la reprise d'un travail à temps partiel s'en trouve annulée. Comment justifier, dans ce cas, la notion d'allocation pour le retour à l'emploi?

 

Pour Force Ouvrière, outre une croissance économique insuffisante, le déficit de l'UNEDIC trouve sa cause principale dans la précarisation de l'emploi.

 

En janvier 2004, les entrants en indemnisation représentent 60% des inscriptions. Le travail précaire génère 1,4 Milliard d'euros de cotisation et provoque 7 Milliards d'euros d'allocations, soit un différentiel annuel de 5,6 Milliards d'euros, représentant beaucoup plus que le déficit de l'UNEDIC pour 2003 qui s'établit à 4,3 Milliards d'euros.

 

Tout en demeurant attaché au principe de solidarité interprofessionnel qui se traduit, en particulier, par le niveau homogène des cotisations, Force Ouvrière considère que le poids pris par la précarité nécessite une réflexion sur le principe "pollueur - payeur".

 

Paris, le 1er mars 2004